Don JUAN 1815 (2015)
Mozart

L’année 1815 marque la bascule dans un autre temps, le XIXe siècle. C’est la chute de Napoléon, et avec elle, la perte des royaumes conquis. La France se relève rapidement et conserve tout au long du XIXème son rayonnement culturel sur toute l’Europe.
 

A Paris, on aime l’opéra-comique français où « le bourgeois aime rire de lui-même ». Les opéras étrangers sont impérativement traduits en langue française. On se plait même à en faire des pastiches. Kalkbrenner crée en 1805 à l’Opéra de Paris son Don Juan, composé seulement pour moitié de la musique originale de Mozart. Puis François Henry Joseph Castil-Blaze s’empare de Don Giovanni. Critique musical, il se donne pour mission de faire connaître au public français les opéras étrangers. Il devient spécialiste des arrangements de Mozart, tout comme de Rossini dont il est proche. 

le concept artistique

Don Juan, 1815 fait revivre ces deux premières adaptations parisiennes qui, en ce début du XIXème, semblent avoir remporté plus de succès que leur original, même dans les maisons d’opéra des capitales européennes, tel le Théâtre Royal de La Haye. Don Juan fascine, presque malgré soi. Chaque époque s’approprie le personnage et le fait résonner de ses obsessions. Dangereux séducteur ? Libertin revendiquant son libre arbitre ? En 1787, deux ans avant la révolution française, c’est le libertin révolutionnaire que Mozart et Da Ponte mettent en musique et en scène. Vingt ans après, la musique du Don Giovanni est jouée à Paris pour la première fois. Mais le livret est mutilé, adapté à la morale et la censure de Napoléon par le pianiste Kalkbrenner et ses librettistes : Don Juan n’y est qu’un scélérat, et son valet Leporello devient un observateur critique et moralisateur. Dix ans plus tard, à la fin de l’ère Napoléonienne, l’adaptation proposée par Castil-Blaze est beaucoup plus authentique. Celui-ci transforme le dramma giocoso Don Giovanni en un opéra-comique français Don Juan ou Le Festin de Pierre, traduisant fidèlement les airs en français, et remplaçant les récitatifs italiens par des dialogues parlés.

Notre ambition est de donner de nombreuses clés au public afin qu’il s’approprie le mythe de Don Juan. Et de surcroît surprendre les connaisseurs ! Une grande originalité du concept artistique consiste à attribuer à une seule cantatrice les trois rôles féminins. Nous aurons sur scène 4 chanteurs : les 2 barytons bien sûr, Don Juan et Leporello/Sganarelle. Le ténor interprétera Ottavio, mais il sera également le metteur en scène, directeur de théâtre fictif, qui a choisi de confier à sa soprane favorite tous les rôles féminins... Don Juan n’est-il pas en quête d’une seule et même femme, en dehors de l’individualité de chacune ?

Afin de donner à entendre toutes les subtilités du génie de Mozart, la formation de chambre à 10 ou 20 musiciens jouant sur instruments anciens répondra à l’intimité du plateau.

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la Presse

les artistes

'' ... un spectacle fort séduisant.... une soirée de pure fête musicale et théâtrale.... La direction d'acteur de Nynke van den Bergh est détaillée et pleine d’imagination… Dans la fosse, Chauvet domine, et cela s’entend... ...Chauvet fait entendre les sonorités “authentiques” des instruments d’époque. Don Giovanni, anno 1815 est une fête musicale et théâtrale qui s’adresse à un large public ... " Opera Magazine

 

''Le public sous le charme de Don Juan... c'est vraiment du grand art.... Sublimés dans leurs expressions, par l'orchestre ... que dirige Frédérique Chauvet.'' 
Ouest France 25/07/15 ...

 

''superbe version de Don Juan...''
Télégramme ... 

 

'' ... une performance avec rythme, humour et belle musique ... douce, audacieuse, avec beaucoup d'empathie ... Des sons magnifiques et sonores ... ''​
Klassiek Centraal ...

Équipe artistique

Frédérique Chauvet, concept et direction musicale

Nynke van den Bergh, mise en scène

Sanne Puijk (décors et costumes),

Lukas Petow, lumières

Tone Wolveren, surtitrage

Gerolf Slot, administrateur

Onno Heerlien, régisseur

Anneke Veenhoff, chef de chant, piano

Bart Van Sambeek, arrangement

Chanteurs

Anne Rodier, soprane

Jean-Léon Klostermann, ténor

Pieter Hendrik, baryton

Wiebe Pier Cnossen, baryton-basse

Ensemble instrumental

Franc Polman, pre;ier violon

Frédérique Chauvet, Raymond Honing, flûtes

Alayne Leslie, Nienke van der Meulen, hautbois 

Diederik Ornée, Juanjo Molero, clarinette 

Gérard Serrano, Misha Sporck, cor naturel 

Stephanie Liedtke, Sanne Vos, bassons 

Franc Polman, premier violon/mandoline

Stijn Schmeddes, Marinette Troost, violons 1

 Roos Al, Helen Delis, Arjen de Graaf, violons 2 

Sven Rotteveel Mansfeld, Florrie vd Kamp, alto 

Saskia van der Wal, violoncelle

Huub van de Velde, contrebasse